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Le nouveau site HIHORELecture du livre des Actes des Apôtres
(Ac 1, 12-14)
Les Apôtres, après avoir vu Jésus s’en aller vers le ciel,
retournèrent à Jérusalem
depuis le lieu-dit « mont des Oliviers » qui en est proche,
– la distance de marche ne dépasse pas ce qui est permis le jour du sabbat.
À leur arrivée, ils montèrent dans la chambre haute
où ils se tenaient habituellement ;
c’était Pierre, Jean, Jacques et André,
Philippe et Thomas,
Barthélemy et Matthieu,
Jacques fils d’Alphée, Simon le Zélote, et Jude fils de Jacques.
Tous, d’un même cœur, étaient assidus à la prière,
avec des femmes, avec Marie la mère de Jésus,
et avec ses frères.
Évangile de Jésus Christ selon saint Jean
(Jn 19, 25-34)
En ce temps-là,
près de la croix de Jésus se tenaient sa mère
et la sœur de sa mère, Marie, femme de Cléophas,
et Marie Madeleine.
Jésus, voyant sa mère,
et près d’elle le disciple qu’il aimait,
dit à sa mère :
« Femme, voici ton fils. »
Puis il dit au disciple :
« Voici ta mère. »
Et à partir de cette heure-là, le disciple la prit chez lui.
Après cela, sachant que tout, désormais, était achevé,
pour que l’Écriture s’accomplisse jusqu’au bout,
Jésus dit :
« J’ai soif. »
Il y avait là un récipient plein d’une boisson vinaigrée.
On fixa donc une éponge remplie de ce vinaigre
à une branche d’hysope,
et on l’approcha de sa bouche.
Quand il eut pris le vinaigre, Jésus dit :
« Tout est accompli. »
Puis, inclinant la tête,
il remit l’esprit.
Comme c’était le jour de la Préparation (c’est-à-dire le vendredi),
il ne fallait pas laisser les corps en croix durant le sabbat,
d’autant plus que ce sabbat était le grand jour de la Pâque.
Aussi les Juifs demandèrent à Pilate qu’on enlève les corps
après leur avoir brisé les jambes.
Les soldats allèrent donc briser les jambes du premier,
puis de l’autre homme crucifié avec Jésus.
Quand ils arrivèrent à Jésus,
voyant qu’il était déjà mort,
ils ne lui brisèrent pas les jambes,
mais un des soldats avec sa lance lui perça le côté ;
et aussitôt, il en sortit du sang et de l’eau.
Le Seigneur lui-même sait qu’il nous faut refuge et protection au milieu de si nombreux dangers. C’est pourquoi, au moment le plus critique, sur la croix, il a dit à son disciple bien-aimé, à chaque disciple : « Voici ta Mère » (Jn 19, 27). La Mère n’est pas en option, une chose optionnelle, elle est le testament du Christ. Et nous avons besoin d’elle comme un pèlerin a besoin de repos, comme un enfant d’être porté dans les bras. C’est un grand danger pour la foi que de vivre sans Mère, sans protection, nous laissant balloter par la vie comme les feuilles par le vent. Le Seigneur le sait et nous recommande d’accueillir la Mère. Ce sont ne sont pas de bonnes manières spirituelles, c’est une exigence de vie. L’aimer, ce n’est pas de la poésie, c’est savoir vivre. Car sans Mère, nous ne pouvons pas être des enfants. Et nous, avant tout, nous sommes des enfants, des enfants bien-aimés, qui ont Dieu pour Père et la Vierge pour Mère. Le Concile Vatican II enseigne que Marie est « signe d’espérance et de consolation pour le Peuple de Dieu en marche » (Const. Lumen gentium, VIII, V). Elle est un signe, elle est un signe que Dieu a placé pour nous. Si nous ne le suivons pas, nous faisons fausse route. Car il y a une signalisation de la vie spirituelle, qui doit être respectée. Elle nous indique, à nous « dont le pèlerinage n’est pas achevé, et qui [nous trouvons] engagés dans les périls et les épreuves » (ivi, n. 62), la Mère, qui est déjà parvenue au but. Qui, mieux qu’elle, peut nous accompagner sur le chemin ? Qu’attendons-nous ? Comme le disciple qui, au pied de la croix a reçu la Mère, « la prit chez lui » dit l’Evangile (Jn 19, 27), nous aussi, (…) invitons Marie chez nous, dans notre cœur, dans notre vie. (Pape François, Homélie, Basilique Sainte-Marie-Majeure, 28 janvier 2018)
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